Rédigée par : |
Karine 05/05/2007 Dr Altuzarra |
L'EPILEPSIE |
La crise épileptique est liée à une activité excessive et paroxystique (décharge soudaine et brève) des cellules nerveuses cérébrales.
La crise partielle est liée à une activité anormale d'une zone localisée du cerveau. Elle peut être secondaire à une lésion cérébrale localisée, on parle alors d'épilepsie lésionnelle (seule traitée dans cet article) ; son expression clinique dépendra de la zone qui décharge.
La crise généralisée correspond à une extension à l'ensemble du cortex cérébral de l'activité anormale ; elle peut survenir d'emblée ou être secondaire à une crise partielle.
COMMENT SE MANIFESTE-T-ELLE ?
Les manifestations épileptiques peuvent comporter des modifications brusques de la conscience, du comportement, des fonctions supérieures, motrices, sensorielles ou végétatives, isolément ou en association. On distingue crise généralisée et crise partielle.
La crise généralisée correspond à la succession de trois phases :
Un mouvement tonique avec en raidissement de l'ensemble du corps qui entraîne la chute et un risque de morsure de langue, révulsion oculaire et perte de connaissance :
Les crises partielles peuvent être de type :
- moteur (élévation d'un bras, déviation conjuguée de la tête et des yeux),
- sensitivo-moteur (crise " bravais-jacksonnienne " faite de mouvements cloniques s'étendant progressivement depuis l'extrémité de la main jusqu'à l'épaule puis la zone péribuccale puis le membre inférieur),
- sensoriel fait d'automatismes simples sans altération de la conscience (mastication, salivation, marche devant soi),
- ou une symptomatologie élaborée :
- crise psychomotrice tel un comportement " bizarre "
- crise psycho-sensorielle comme l'impression pour le patient qu'il a déjà vu une scène.
Que faire en cas de crise chez l'enfant ?
Installer l'enfant :
En cas de crise généralisée, l'enfant doit être couché en décubitus latéral pour le protéger des blessures liées aux mouvements anormaux, la bouche étant maintenue ouverte afin de coincer la langue sous les doigts pour éviter que celle-ci ne parte en arrière et ne provoque des troubles respiratoires ou que le sujet ne fasse une fausse route. En effet, durant la crise, le risque d'inhalation est double car il y a une salivation abondante et le sujet peut vomir.
Arrêter la crise :
Le traitement de la crise consiste à injecter du Valium® par voie intra-rectale. Cette voie d'administration, simple et rapide, permet en général de faire céder la crise en quelques secondes.
Les parents, avertis de ce traitement d'urgence, gardent disponibles le matériel (ampoule de Valium®, sonde intra-rectale).
La dose de Valium® est prescrite en fonction du poids de l'enfant et doit être respectée, car des doses plus importantes sont rarement plus efficaces mais peuvent entraîner des dépressions respiratoires.
Parfois, la crise cède rapidement sans aucun traitement. En cas de récidive immédiate, l'enfant doit être vu par un médecin. Si la crise se prolonge (plus de 20 minutes), il est nécessaire d'hospitaliser l'enfant.
Certains enfants restent très fatigables plusieurs jours après la crise mais, en règle générale, ils peuvent reprendre une activité normale, en particulier la scolarisation, dès le lendemain.